Un corps de ferme en bauge, dont la toiture partait en morceaux : ardoises éclatées, liteaunage pourri, charpente à ciel ouvert sur la grange. Nos couvreurs ont déposé l’ensemble, repris le support, posé un écran de sous-toiture et un liteaunage neufs, puis recouvert les deux bâtiments en ardoise naturelle. Un chantier mené en plusieurs phases, bâtiment après bâtiment, sans jamais laisser la ferme à découvert.

À Gévezé (35850), au nord-ouest de Rennes, ce corps de ferme en L domine les champs depuis plus d’un siècle. Une longère d’habitation, une grange et une étable, des murs en bauge — la terre crue de la campagne rennaise — et, au-dessus, une toiture qui n’en pouvait plus. Les propriétaires, engagés dans la rénovation complète de la ferme, ont confié à Avenir Eco Couverture la partie la plus urgente : refaire entièrement la couverture.
Les photos avant travaux ne laissent aucun doute. Sur les versants, les ardoises étaient éclatées par centaines : des éclats blancs partout, des rangs entiers glissés, des crochets rouillés qui ne tenaient plus rien. Sur la grange, une partie de la couverture avait purement et simplement disparu : la charpente et le vieux liteaunage étaient à ciel ouvert, exposés à la pluie. Le reste du bâtiment, couvert d’un mélange d’ardoises de schiste anciennes et de plaques en fibre-ciment ajoutées au fil des décennies, laissait passer l’eau à chaque épisode pluvieux.
Sur un bâtiment en bauge, ce n’est pas un détail : la terre crue ne supporte pas d’être mouillée durablement. Une toiture qui fuit finit par déliter le haut des murs et fragiliser tout l’édifice. La réfection de couverture était donc la condition préalable à toute la suite du projet.
Impossible de tout ouvrir en même temps sur un ensemble de cette taille. Nous avons donc organisé le chantier versant par versant : échafaudage monté sur la façade concernée, dépose de la couverture, pose immédiate du nouveau support, puis couverture neuve avant de passer au volume suivant. Entre deux étapes, les parties ouvertes ont été systématiquement bâchées et lestées — les bâches bleues et les écrans noirs visibles sur les photos — pour que la ferme ne prenne jamais l’eau, même au milieu du chantier.
Chaque versant a été intégralement déposé : ardoises, plaques, liteaux et clous. Les gravats ont été descendus, triés et évacués en filière, sans rien laisser dans la cour d’une ferme toujours en activité. Une fois la charpente à nu, nos couvreurs ont contrôlé chevrons, pannes et entraits, remplacé les bois attaqués et réaligné les déformations les plus marquées — sur une charpente ancienne, ce travail de reprise conditionne la planéité du résultat final.
Sur toute la surface, nous avons ensuite posé un écran de sous-toiture HPV (haute perméabilité à la vapeur) : c’est la seconde barrière contre l’eau et la neige poudreuse, et il laisse la charpente et les murs en terre respirer. Par-dessus sont venus des contre-lattes et un liteaunage neuf en bois traité, dont on voit bien le tracé jaune sur les photos de chantier. L’écartement des liteaux est calculé au millimètre selon le format d’ardoise et le pureau retenu : c’est là que se joue l’alignement parfait des rangs, visible depuis la cour.
Les deux bâtiments ont ensuite été couverts en ardoise naturelle, posée au crochet inox, rang après rang, dans le respect du dessin d’origine. Faîtage, rives, arêtiers, raccords contre les souches de cheminée et ventilation de la couverture ont été repris dans les règles. Sur la vue panoramique, on distingue nettement les trois états du chantier sur un même versant : liteaunage nu, ardoises en attente par piles, et couverture terminée.
Le choix de l’ardoise n’est pas seulement esthétique. Sur un bâti ancien en terre, c’est le matériau qui accompagne le mieux le bâtiment : léger pour la charpente, durable sur plusieurs générations, insensible au gel, et surtout fidèle à l’identité des fermes d’Ille-et-Vilaine.
Vue du ciel, la transformation est spectaculaire : la longère retrouve un versant homogène, gris bleuté, aux rangs parfaitement alignés, là où s’étalait une toiture rapiécée. La grange, elle, passe d’une charpente à ciel ouvert à une couverture neuve et étanche. Les murs en bauge sont enfin protégés, et le corps de ferme peut entamer sereinement la suite de sa rénovation — pour plusieurs décennies.
Basés à La Mézière, à dix minutes de Gévezé, nous intervenons régulièrement sur le bâti ancien et agricole à Gévezé, Saint-Gilles, Pacé, Vignoc, Montreuil-le-Gast, La Chapelle-des-Fougeretz, Bedée, Romillé et dans tout l’ouest de Rennes : réfection complète de toiture, reprise de charpente, couverture ardoise, zinguerie et habillage de longère. Chaque chantier est mené par notre équipe, sans sous-traitance. Découvrez notre service de remplacement de toiture ou notre page couvreur à Gévezé. Devis gratuit sous 48 h, après visite sur place et montée sur toiture.















